Lemlist vs Waalaxy : prospection automatisée

La réponse en bref

Lemlist et Waalaxy automatisent tous deux la prospection, mais ils ne partent pas du même canal. Lemlist est d’abord un outil de prospection par e-mail : séquences d’e-mails personnalisés, configuration technique de l’envoi (SPF, DKIM, DMARC), préchauffage des adresses, auxquels s’ajoutent des étapes LinkedIn, des appels et des messages. Waalaxy part de LinkedIn : listes de prospects issues des recherches, invitations, messages et relances, avec l’e-mail en complément. Le choix dépend donc d’abord de votre canal principal : si vos prospects lisent leurs e-mails professionnels et que vous disposez d’adresses obtenues dans les règles, lemlist est plus adapté ; si votre cible est active sur LinkedIn et que la relation passe par le réseau, Waalaxy l’est davantage. Dans les deux cas, les règles sont les mêmes : prospection en lien avec l’activité de la personne, information sur l’origine des données, possibilité simple de s’opposer, et respect des exigences des messageries pour les envois en volume.

Dans cette page

    Mis à jour le 23 octobre 2026

    « Lemlist ou Waalaxy ? » est une question fréquente chez les dirigeants et les commerciaux qui veulent structurer leur prospection. Les deux outils sont souvent présentés comme concurrents. En pratique, ils répondent à deux façons différentes de prospecter, et le bon choix commence par une question sur votre cible, pas sur les fonctionnalités.

    Cette page compare les deux outils face à face, critère par critère. Elle s’inscrit dans la démarche plus large du cold emailing, dont elle reprend les règles.

    Par Alexandre Montenon, consultant en acquisition depuis 2011

    Les deux outils sont décrits d’après leur documentation et leur présentation publiques. Aucun lien commercial ni d’affiliation ne figure sur cette page, et les fonctionnalités comme les tarifs évoluent souvent : vérifiez-les au moment de choisir.

    Deux outils, deux points de départ

    Lemlist : l’e-mail d’abord

    Le centre d’aide de lemlist présente l’outil comme couvrant la prospection par e-mail, les séquences multicanales, l’automatisation LinkedIn et le préchauffage des adresses, avec des rubriques dédiées à la configuration technique (DNS, SPF, DKIM, DMARC), aux limites d’envoi, à la personnalisation et aux intégrations. Le cœur de l’outil est la séquence d’e-mails personnalisés envoyés depuis votre propre adresse, avec des étapes LinkedIn, des appels ou des messages intercalées.

    Waalaxy : LinkedIn d’abord

    Waalaxy part des recherches LinkedIn pour constituer des listes, puis enchaîne visites de profil, invitations, messages et relances, avec l’e-mail comme canal complémentaire. Son fonctionnement, ses limites et les règles à respecter sont détaillés sur la page consacrée à Waalaxy ; ici, on s’intéresse seulement à la comparaison.

    Le comparatif face à face

    CritèreLemlistWaalaxy
    Canal principalE-mailLinkedIn
    Canaux complémentairesLinkedIn, appels, messagesE-mail
    Source des prospectsFichiers importés, recherche de contacts intégrée, outils connectésRecherches LinkedIn et Sales Navigator, fichiers importés
    Technique d’envoiRubriques dédiées à la configuration DNS et au préchauffageMoins centrale, l’e-mail étant secondaire
    PersonnalisationVariables, contenus dynamiques, aide à la rédaction par IAVariables dans les messages LinkedIn et e-mails
    Profil typeÉquipes commerciales qui prospectent par e-mail en volume maîtriséIndépendants, dirigeants, commerciaux actifs sur LinkedIn
    Prise en mainPlus de réglages, surtout techniquesDémarrage rapide depuis LinkedIn
    Principal risqueDélivrabilité et réputation du domaineRestriction du compte LinkedIn

    Le tableau compare des orientations, pas des listes de fonctions exhaustives : les deux éditeurs ajoutent régulièrement des fonctionnalités qui rapprochent leurs outils.

    Comment choisir

    Partir de votre cible

    Où vos prospects répondent-ils ? Un directeur des achats d’un grand groupe lit ses e-mails mais ouvre peu LinkedIn ; un fondateur de jeune entreprise ou un consultant y passe du temps chaque jour. Regardez l’activité de votre cible sur LinkedIn : si la plupart des profils ne publient jamais et ont peu de relations, l’e-mail sera plus efficace.

    Regarder vos données

    Disposez-vous d’adresses professionnelles obtenues dans les règles (salons, demandes entrantes, fichiers sourcés avec information des personnes) ? Si oui, un outil centré sur l’e-mail les valorise. Si votre seule source est LinkedIn, un outil qui y travaille directement est plus cohérent.

    Évaluer votre capacité technique

    Prospecter par e-mail demande de configurer correctement un domaine d’envoi, souvent un domaine secondaire pour protéger le principal, et de surveiller sa réputation. Si personne ne peut s’en charger, commencez par un volume faible ou par LinkedIn.

    Penser au risque acceptable

    Avec un outil centré sur l’e-mail, le risque porte sur la réputation de votre domaine : un envoi mal maîtrisé peut faire classer vos messages en indésirables, y compris ceux adressés à vos clients. Avec un outil centré sur LinkedIn, il porte sur votre compte : une restriction peut vous priver de votre réseau. Choisissez le risque que vous savez le mieux gérer.

    On vérifie : lemlist ou Waalaxy

    Les règles communes

    Le choix de l’outil ne change pas les règles. La CNIL admet la prospection par courriel auprès de professionnels sans consentement préalable lorsque le message est en lien avec leur activité professionnelle, que la personne est informée de l’origine de ses données et peut s’opposer simplement à de nouveaux envois, et recommande de tenir une liste d’opposition. Auprès de particuliers, le consentement préalable est en principe requis.

    Côté messageries, Google impose aux expéditeurs vers Gmail une authentification SPF ou DKIM et un taux de spam faible, et, au-delà de 5 000 messages par jour, une authentification DMARC et un lien de désinscription en un clic. Même en dessous de ce seuil, ces bonnes pratiques protègent votre délivrabilité, détaillée sur la page consacrée à la délivrabilité email.

    Mon petit conseil de pro

    Avant de souscrire à l’un ou l’autre, faites le test sur vingt prospects à la main, par e-mail pour dix et par LinkedIn pour les dix autres, avec le même argument. Comparez les réponses au bout de deux semaines. Vous saurez quel canal privilégier, et l’outil à choisir en découlera presque tout seul.

    Le coût réel

    Je ne reproduis pas ici les tarifs, qui changent souvent : consultez-les sur le site de chaque éditeur au moment de choisir. Le prix de l’abonnement n’est d’ailleurs qu’une partie du coût. Comptez aussi le temps de configuration (plus important pour un outil centré sur l’e-mail, à cause des réglages techniques), le temps de rédaction et de mise à jour des séquences, le temps passé à répondre, et parfois des outils annexes : domaine d’envoi secondaire, outil de vérification d’adresses, abonnement LinkedIn payant pour accéder à certains filtres de recherche. Rapportez l’ensemble au nombre de rendez-vous obtenus, pas au nombre de messages envoyés.

    Les questions à se poser pendant l’essai

    Les deux éditeurs proposent en général une période d’essai. Profitez-en pour vérifier, sur votre propre cible :

    • Combien de temps faut-il pour lancer une première séquence propre, de la liste au premier envoi ?
    • Les messages partent-ils bien depuis votre adresse ou votre compte, au rythme prévu ?
    • La séquence s’arrête-t-elle automatiquement quand un prospect répond ?
    • Les oppositions sont-elles faciles à enregistrer et respectées partout ?
    • Les données se synchronisent-elles correctement avec votre outil de gestion des contacts ?
    • Le support répond-il clairement à une question technique ?

    Un outil qui échoue sur l’un de ces points pendant l’essai posera le même problème, multiplié, une fois en production.

    Utiliser les deux ?

    Certaines équipes combinent : une invitation LinkedIn pour créer une première familiarité, puis un e-mail quelques jours plus tard. Les deux outils proposent d’ailleurs des séquences multicanales. Combiner deux abonnements n’a de sens qu’avec un volume suffisant et une coordination stricte : un même prospect ne doit pas recevoir en parallèle deux séquences qui s’ignorent. Dans la plupart des PME, un seul outil bien utilisé suffit.

    Ce qu’aucun outil ne fera à votre place

    Choisir la cible. La qualité de la liste fait l’essentiel du résultat.

    Écrire un message pertinent. Un argument précis, lié à la situation du prospect, vaut toutes les variables de personnalisation.

    Répondre. Chaque réponse demande une suite humaine, rapide et adaptée.

    Mesurer ce qui compte. Rendez-vous obtenus et clients signés, pas seulement taux d’ouverture ou d’acceptation.

    Entretenir la réputation. Ni lemlist ni Waalaxy ne compensent une offre floue ou une mauvaise image : un prospect qui vérifie votre site, vos avis et votre profil avant de répondre doit y trouver des preuves qui confirment votre message.

    Les erreurs fréquentes

    Choisir l’outil avant le canal. On adapte sa cible à l’outil, au lieu de l’inverse.

    Envoyer depuis son domaine principal sans précaution. Une mauvaise réputation touche aussi les e-mails aux clients.

    Augmenter le volume trop vite. Que ce soit par e-mail ou sur LinkedIn, les hausses brutales attirent l’attention des filtres.

    Doubler les séquences. Le même prospect reçoit e-mails et messages LinkedIn non coordonnés.

    Oublier les oppositions. Une personne qui a demandé l’arrêt ne doit plus jamais être recontactée, quel que soit l’outil.

    Exemple fictif : un éditeur de logiciel pour pharmacies

    Pour illustrer, un cas inventé. Un éditeur de logiciel de gestion pour pharmacies hésite entre les deux outils. Un test manuel montre que les pharmaciens titulaires répondent peu sur LinkedIn mais lisent les e-mails professionnels reçus en début de matinée. L’éditeur choisit un outil centré sur l’e-mail, configure un domaine d’envoi secondaire, limite les envois à quelques dizaines par jour, mentionne dans chaque message l’origine des coordonnées et un lien de désinscription, et suit les rendez-vous obtenus. Les éléments de cet exemple sont inventés pour l’illustration.

    Ce qu’il fallait retenir
    • Lemlist part de l’e-mail, Waalaxy de LinkedIn : le choix dépend d’abord de votre canal principal.
    • Lemlist demande plus de réglages techniques ; son risque principal est la délivrabilité.
    • Waalaxy démarre vite depuis LinkedIn ; son risque principal est la restriction du compte.
    • Les règles de la CNIL et des messageries s’appliquent quel que soit l’outil.
    • Testez les deux canaux à la main avant de payer un abonnement.

    Questions fréquentes sur lemlist et Waalaxy

    Qu’est-ce que lemlist ?

    C’est un outil de prospection centré sur l’e-mail, qui permet d’envoyer des séquences personnalisées depuis sa propre adresse, avec des étapes LinkedIn, des appels et des messages, et des outils de configuration technique et de préchauffage.

    Quelle différence entre lemlist et Waalaxy ?

    Lemlist part de l’e-mail et ajoute LinkedIn ; Waalaxy part de LinkedIn et ajoute l’e-mail. Le premier demande plus de réglages techniques, le second démarre plus vite depuis LinkedIn.

    Lequel choisir pour prospecter des PME ?

    Celui qui correspond au canal où votre cible répond le mieux. Un test manuel sur une vingtaine de prospects, par e-mail et par LinkedIn, donne la réponse.

    Faut-il le consentement des prospects ?

    Pas pour des professionnels contactés au sujet de leur activité, à condition de les informer de l’origine de leurs données et de leur permettre de s’opposer simplement. Auprès des particuliers, le consentement est en principe requis.

    Peut-on utiliser les deux outils ensemble ?

    C’est possible avec un volume suffisant et une coordination stricte, pour éviter qu’un même prospect reçoive deux séquences qui s’ignorent. Pour la plupart des PME, un seul outil suffit.

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