Création et refonte de site internet

La réponse en bref

La création d’un site internet, ou sa refonte, se prépare avant de se fabriquer. Les étapes qui comptent le plus se jouent avant la première maquette : définir l’objectif du site (demandes de devis, ventes, recrutement, prise de rendez-vous), la cible, l’arborescence des pages et les contenus, choisir l’outil (WordPress, solution en ligne, boutique), rédiger un cahier des charges, puis sélectionner un prestataire. Pour une refonte, il faut en plus protéger le référencement acquis : inventaire des adresses existantes, plan de redirections, suivi après la mise en ligne. WordPress équipe 39,6 % de l’ensemble des sites selon W3Techs, mais ce n’est pas toujours le bon choix. Un site vitrine réussi est d’abord un site qui explique clairement l’offre, rassure et donne envie de contacter l’entreprise ; le design vient servir ce but, pas l’inverse.

Dans cette page

    Mis à jour le 23 octobre 2026

    Un site internet est souvent le premier contact d’un prospect avec une entreprise. Pourtant, beaucoup de projets commencent par la question du graphisme ou de l’outil, alors que les vraies questions sont ailleurs : à quoi doit servir le site, pour qui, avec quels contenus, et comment saura-t-on qu’il fonctionne ?

    Cette page présente la méthode pour mener un projet de création ou de refonte, du cadrage au suivi après la mise en ligne. Elle s’inscrit dans le travail que je mène comme consultant marketing digital à Lyon, en amont et autour du projet technique.

    Par Alexandre Montenon, consultant marketing digital depuis 2011

    Les étapes d’un projet de site

    ÉtapeCe qu’on décideLivrable
    1. CadrageObjectif, cible, offres à mettre en avant, indicateursUne page de synthèse
    2. ArborescenceLes pages, leur rôle, les mots-clés visés, les liens entre ellesPlan du site
    3. ContenusTextes, preuves, photos, appels à l’actionContenus rédigés et validés
    4. Choix de l’outilCMS, hébergement, extensionsChoix argumenté
    5. Cahier des chargesFonctionnalités, contraintes, calendrier, budgetDocument à envoyer aux prestataires
    6. Conception et développementMaquettes, intégration, testsSite en préproduction
    7. Mise en ligneRedirections, suivi statistique, vérificationsSite en ligne et mesuré
    8. SuiviIndexation, positions, conversions, correctionsBilan à 1 et 3 mois

    Commencer par l’objectif

    Un site vitrine pour un cabinet de conseil, une boutique en ligne et un site de recrutement ne se construisent pas de la même façon. Définissez l’action principale attendue du visiteur et un objectif chiffré : un nombre de demandes de devis par mois, un chiffre d’affaires en ligne, des candidatures. Cet objectif guidera chaque décision, du nombre de pages à la place des boutons.

    L’arborescence et les contenus

    L’arborescence se construit à partir de ce que cherchent les clients : une page par offre importante, plutôt qu’une page « Nos services » qui énumère tout. Chaque page a un rôle, un sujet principal et une action attendue. Les contenus sont la partie la plus souvent sous-estimée d’un projet : prévoyez qui les écrit, qui les valide, et quand. Un site livré avec des textes provisoires reste souvent provisoire pendant des années.

    Choisir l’outil

    Selon W3Techs, WordPress équipe 39,6 % de l’ensemble des sites et 58,3 % des sites dont le CMS est identifié, devant Shopify (5,3 %) et Wix (4,2 %). Sa popularité tient à sa souplesse et au grand nombre de prestataires qui le maîtrisent ; elle a pour contrepartie un entretien régulier (mises à jour, sécurité). Les solutions en ligne clés en main sont plus simples à prendre en main mais plus fermées. Une boutique se construit souvent sur une solution dédiée au commerce en ligne. Le bon choix dépend de vos besoins, de vos compétences internes et de qui assurera la maintenance. Pour les réglages de référencement propres à WordPress, voir la page sur le SEO WordPress.

    On vérifie : la création de site

    Le cas particulier de la refonte

    Une refonte peut faire perdre une grande partie du trafic acquis si les adresses changent sans précaution. Google recommande, lors d’un déplacement de site avec changement d’URL, d’établir la correspondance entre anciennes et nouvelles adresses, de mettre en place des redirections côté serveur et de les conserver au moins un an. Concrètement : inventaire de toutes les pages qui reçoivent du trafic ou des liens, correspondance page par page, tests avant la mise en ligne, et suivi des erreurs dans la Search Console pendant les semaines suivantes. La page sur la migration SEO détaille la méthode.

    Le cahier des charges

    Il décrit le projet pour les prestataires : contexte, objectifs, cible, arborescence, contenus fournis ou à produire, fonctionnalités (formulaires, prise de rendez-vous, paiement, espace client), contraintes (charte, accessibilité, langues), outils imposés, hébergement, maintenance attendue, calendrier et budget. Envoyé à plusieurs prestataires, il rend les devis comparables.

    Mon petit conseil de pro

    Avant de valider les maquettes, demandez à trois personnes de votre cible de regarder la page d’accueil pendant cinq secondes, puis de dire ce que fait l’entreprise et ce qu’elles feraient ensuite. Si elles hésitent, le problème n’est pas graphique : c’est le message qu’il faut retravailler, et c’est beaucoup moins coûteux à corriger avant le développement qu’après.

    Choisir le prestataire

    Envoyez le même cahier des charges à deux ou trois prestataires, puis comparez leurs réponses sur la même grille : compréhension de votre objectif, démarche proposée, exemples de sites comparables, technologie retenue et pourquoi, contenus pris en charge ou non, prise en compte du référencement et des redirections, accessibilité, formation à l’administration du site, maintenance après la mise en ligne, et propriété du nom de domaine, de l’hébergement et du code. Méfiez-vous des propositions qui détaillent longuement le graphisme et très peu le reste : c’est souvent le signe que les contenus, le référencement et la mesure vous reviendront.

    Budget et délais : ce qui les fait varier

    Le coût d’un site dépend du nombre de pages et de modèles de pages, de la part de sur-mesure dans le graphisme et le développement, des fonctionnalités (formulaires avancés, prise de rendez-vous, paiement, espace client, plusieurs langues), de la production des contenus (rédaction, photos, vidéos) et de la maintenance prévue. Les délais dépendent surtout de la disponibilité des contenus et de la rapidité des validations côté entreprise : un projet attend plus souvent ses textes que son développeur. Prévoyez aussi le budget récurrent : hébergement, nom de domaine, licences d’extensions, maintenance et sauvegardes.

    Les obligations à ne pas oublier

    Un site professionnel doit afficher des mentions légales identifiant l’entreprise, informer les visiteurs sur l’usage de leurs données personnelles, encadrer le dépôt de cookies et traceurs par un recueil de consentement quand il est nécessaire, et prévoir des conditions générales de vente s’il permet d’acheter en ligne. L’accessibilité aux personnes en situation de handicap est par ailleurs devenue une obligation pour une partie des services numériques. Ces points se règlent beaucoup plus facilement s’ils sont prévus dans le cahier des charges que corrigés après la mise en ligne.

    Ce qui fait un site qui convertit

    Un message clair en haut de chaque page : ce que vous faites, pour qui, et le bénéfice.

    Des preuves : avis, références, réalisations, chiffres.

    Un chemin évident vers le contact : bouton visible, formulaire court, téléphone cliquable sur mobile.

    Des pages rapides, surtout sur mobile.

    Un site accessible à tous, y compris aux personnes en situation de handicap.

    Un suivi en place dès le premier jour : statistiques, conversions, Search Console.

    Après la mise en ligne : les trois premiers mois

    La mise en ligne n’est pas la fin du projet. La première semaine, vérifiez chaque jour l’indexation et les erreurs dans la Search Console, testez tous les formulaires et les redirections, et contrôlez que les statistiques remontent bien. Le premier mois, comparez le trafic et les demandes avec la période précédente, et corrigez les pages qui perdent des positions. Au troisième mois, faites un bilan complet par rapport à l’objectif fixé au cadrage : c’est le moment de décider des ajustements de contenus et de structure.

    Les erreurs fréquentes

    Commencer par le design. Un beau site sans message clair ne convertit pas.

    Oublier les contenus. Le site attend des textes pendant des mois.

    Négliger les redirections lors d’une refonte.

    Choisir l’outil sans penser à la maintenance. Qui fera les mises à jour dans deux ans ?

    Ne rien mesurer après la mise en ligne. Impossible de savoir si la refonte a servi.

    Un site au nom du prestataire. Nom de domaine, hébergement et accès doivent être à votre nom.

    Exemple fictif : un cabinet de géomètres

    Pour illustrer, un cas inventé. Un cabinet de géomètres-experts veut refaire un site ancien qui génère peu de demandes. Le cadrage fixe un objectif de demandes de devis pour les bornages et divisions de terrain, l’arborescence prévoit une page par prestation et par secteur géographique, les textes sont rédigés avant les maquettes, et l’inventaire des anciennes adresses aboutit à un plan de redirections. Après la mise en ligne, le cabinet suit chaque semaine les erreurs d’indexation et les demandes reçues. Les éléments de cet exemple sont inventés pour l’illustration.

    Enfin, gardez une trace de chaque décision prise pendant le projet : choix de l’outil, arborescence validée, contenus approuvés, redirections prévues. Ce dossier servira au prestataire suivant, à la personne qui reprendra le site en interne, et à la prochaine refonte, qui arrivera toujours plus vite qu’on ne le pense.

    Ce qu’il fallait retenir
    • La création d’un site internet commence par l’objectif, la cible et les contenus.
    • Une page par offre importante, avec un rôle et une action attendue.
    • WordPress équipe 39,6 % des sites, mais l’outil se choisit selon vos besoins et la maintenance.
    • En refonte : inventaire des adresses, redirections, suivi.
    • Gardez nom de domaine, hébergement et accès à votre nom.

    Questions fréquentes sur la création de site internet

    Par où commencer la création d’un site internet ?

    Par le cadrage : objectif chiffré, cible, offres à mettre en avant et indicateurs, puis l’arborescence et les contenus, avant le choix de l’outil et du prestataire.

    WordPress est-il le meilleur choix ?

    Il équipe 39,6 % des sites selon W3Techs et convient à beaucoup de projets, mais il demande un entretien régulier. Le choix dépend de vos besoins et de qui assurera la maintenance.

    Comment ne pas perdre son référencement lors d’une refonte ?

    En inventoriant les adresses existantes, en redirigeant chacune vers sa nouvelle équivalente, en conservant les redirections au moins un an et en suivant les erreurs après la mise en ligne.

    Que mettre dans un cahier des charges ?

    Le contexte, les objectifs, la cible, l’arborescence, les contenus, les fonctionnalités, les contraintes, l’hébergement, la maintenance, le calendrier et le budget.

    Qu’est-ce qui fait qu’un site vitrine convertit ?

    Un message clair, des preuves, un chemin évident vers le contact, des pages rapides et accessibles, et un suivi des conversions dès la mise en ligne.

    06 59 54 68 89

    Vous avez une question, un projet ? Parlons-en ensemble.

    On discute ?