« Alexandre, comment écrire un bon prompt ChatGPT pour le marketing ? »
Un bon prompt ChatGPT marketing contient quatre éléments : un rôle (qui doit répondre), une tâche (ce qu’il faut produire), un contexte (votre entreprise, votre cible, vos contraintes) et un format (longueur, structure, ton). Google observe dans son guide que les prompts les plus efficaces font en moyenne une vingtaine de mots, alors que les gens écrivent spontanément moins de neuf mots. Les modèles de prompts prêts à l’emploi sont utiles comme point de départ, à condition de les nourrir de vos vraies informations, de vérifier chaque fait, et de ne jamais y coller de données personnelles de clients.
Mis à jour le 22 octobre 2026
« Écris-moi un post LinkedIn sur notre nouveau service. » C’est le type de demande que beaucoup d’entreprises font à ChatGPT, et qui produit un texte générique, plein de formules creuses, qu’on pourrait attribuer à n’importe qui.
Le problème ne vient pas de l’outil. Il vient de la demande. Un assistant d’IA ne connaît ni votre entreprise, ni vos clients, ni votre ton, ni ce qui vous distingue. Si vous ne le lui dites pas, il comble les vides avec des banalités.
Cette page fait partie de mon guide sur l’IA marketing digital. Elle donne une méthode simple pour écrire des prompts efficaces, des modèles adaptés aux tâches marketing courantes, et les limites à respecter.
Par Alexandre Montenon, consultant SEO et GEO à Lyon
La structure d’un bon prompt
Google résume la méthode dans son guide de prompts pour Gemini : un prompt efficace s’appuie sur quatre éléments, le rôle, la tâche, le contexte et le format, et les prompts les plus réussis font en moyenne environ 21 mots. Il n’est pas nécessaire d’utiliser les quatre à chaque fois, mais plus vous en donnez, plus le résultat est précis.
| Élément | Question à se poser | Exemple |
|---|---|---|
| Rôle | Qui doit répondre ? | « Tu es responsable marketing d’une PME de services B2B » |
| Tâche | Que faut-il produire ? | « Rédige trois objets d’email » |
| Contexte | Que doit-il savoir ? | « Notre cible : dirigeants de TPE du BTP, peu disponibles » |
| Format | Sous quelle forme ? | « Moins de 50 caractères chacun, ton direct, sans emoji » |
OpenAI donne des conseils proches dans sa documentation. Parmi eux : être précis sur le contexte, le résultat attendu, la longueur, le format et le style, remplacer les formulations vagues par des contraintes concrètes, et dire ce qu’il faut faire plutôt que seulement ce qu’il ne faut pas faire.
Avant de commencer : votre fiche de contexte
Le contexte est l’élément le plus souvent oublié, et le plus important. Plutôt que de le réécrire à chaque fois, préparez une fiche de contexte réutilisable, à coller en début de conversation ou à enregistrer dans les instructions personnalisées de votre assistant :
➭ votre entreprise en trois phrases : activité, taille, zone ;
➭ vos clients cibles et leurs problèmes principaux ;
➭ ce qui vous distingue de vos concurrents, avec des faits ;
➭ votre ton : tutoiement ou vouvoiement, registre, mots à éviter ;
➭ deux ou trois exemples de textes que vous aimez.
Ne mettez jamais dans votre fiche de contexte, ni dans aucun prompt, de données personnelles de clients : noms, emails, téléphones, historiques d’achat. Utilisez des profils anonymisés (« une cliente de 45 ans, gérante d’un salon de coiffure ») et réservez les données réelles aux outils encadrés par un contrat.
Des modèles de prompts pour le marketing
Les modèles suivants sont des points de départ. Les éléments entre crochets sont à remplacer par vos informations réelles : c’est ce qui fait toute la différence.
Pour trouver des idées de contenus
« Tu es responsable éditorial pour [type d’entreprise]. Nos clients sont [cible] et leurs principales questions sont [questions]. Propose 15 idées d’articles qui répondent à des questions concrètes de ces clients. Pour chaque idée, donne le titre, la question à laquelle il répond et le stade d’achat concerné (découverte, comparaison, décision). Présente le tout dans un tableau. »
Pour rédiger un post LinkedIn
« Rédige un post LinkedIn de 150 à 200 mots, à la première personne, pour le dirigeant de [entreprise]. Sujet : [sujet]. Point de départ : [anecdote ou fait réel que vous fournissez]. Ton : direct, concret, sans jargon. Termine par une question ouverte aux lecteurs. Pas d’emoji, pas de hashtags en milieu de texte. »
Pour écrire des objets d’email
« Voici le contenu de notre newsletter : [texte]. Propose 8 objets d’email de moins de 50 caractères, dans quatre styles différents (question, bénéfice chiffré, curiosité, urgence modérée). Évite les mots qui déclenchent les filtres anti-spam et les promesses exagérées. »
Pour analyser des avis clients
« Voici 30 avis clients anonymisés : [avis]. Identifie les cinq points forts et les cinq points faibles les plus cités, avec le nombre d’avis concernés et une citation représentative pour chacun. Puis propose trois actions concrètes pour améliorer l’expérience client. »
Pour préparer une page de service
« Tu es rédacteur web spécialisé en [secteur]. Propose le plan d’une page présentant notre service [service] à [cible]. La page doit répondre dès les premières lignes à la question [question principale], puis aux objections fréquentes [objections]. Donne le titre, les intertitres et, pour chacun, les informations à fournir. Ne rédige pas le texte. »
Pour décliner une campagne
« À partir de ce message principal : [message], propose une déclinaison pour un post LinkedIn (150 mots), une publication Instagram (80 mots), un email (120 mots) et trois annonces Google Ads (titres de 30 caractères, descriptions de 90 caractères). Garde le même argument central et adapte le ton à chaque canal. »
Pour préparer ses contenus aux moteurs d’IA
Les assistants peuvent aussi aider à rendre vos pages plus faciles à citer par les moteurs génératifs. Deux usages simples :
➭ Lister les questions des clients. Demandez : « Quelles questions un [type de client] se pose-t-il avant de choisir un [service] ? Classe-les par étape de décision et indique celles auxquelles notre page [URL ou texte] ne répond pas. » Vous obtenez une liste de manques à combler.
➭ Vérifier la clarté d’une page. Collez votre texte et demandez : « Résume cette page en deux phrases. Quelles informations factuelles un lecteur pressé retiendrait-il ? Lesquelles manquent pour qu’il puisse décider ? » Si le résumé est flou, la page l’est probablement aussi pour les moteurs.
Ces usages ne remplacent pas un audit, mais ils permettent de repérer rapidement les pages qui n’apportent pas de réponse claire.
Les techniques qui améliorent les résultats
Donner des exemples
Montrer deux ou trois exemples de ce que vous attendez (un post que vous avez aimé, un email qui a bien fonctionné) est souvent plus efficace qu’une longue description du style souhaité.
Procéder par étapes
Plutôt que de demander un article complet d’un coup, demandez d’abord un plan, validez-le, puis faites rédiger section par section. Vous gardez la main sur la structure et vous corrigez plus facilement.
Demander des variantes
Demandez trois versions d’une accroche ou d’un titre, dans des styles différents, puis choisissez ou combinez. L’IA est plus utile comme générateur d’options que comme auteur unique.
Pour les tests A/B, cette pratique est précieuse : elle permet de comparer des approches vraiment différentes, plutôt que deux formulations presque identiques dont l’écart de résultats ne voudra rien dire.
Faire critiquer
Une fois un texte produit, demandez à l’assistant de le relire avec un regard critique : « quels passages sont vagues ? quelles affirmations manquent de preuves ? que reprocherait un client sceptique ? ». C’est une bonne façon de repérer les faiblesses.
Dire ce qu’il faut faire
« Écris des phrases courtes et concrètes, avec un exemple chiffré par paragraphe » fonctionne mieux que « ne sois pas trop vague ». Pour aller plus loin sur ces techniques, voyez mon guide du prompt engineering.
Les limites à garder en tête
Les faits inventés. Un assistant peut produire un chiffre, une étude ou une citation qui n’existe pas. Tout fait doit être vérifié à la source avant publication.
Le contenu générique. Sans vos informations, l’IA produit ce que tout le monde peut produire. Vos exemples, vos chiffres, vos clients et votre point de vue sont ce qui rend un contenu utile et différent.
Les données personnelles. Les règles de protection des données s’appliquent aux prompts comme au reste. Je détaille ce point dans ma page sur l’IA RGPD.
La confidentialité. Les informations stratégiques (prix négociés, projets non annoncés, données financières) n’ont pas leur place dans un assistant grand public. Les offres professionnelles des éditeurs proposent des engagements plus stricts sur l’usage des données.
La visibilité. Un contenu généré sans valeur ajoutée a peu de chances d’être repris par les moteurs de recherche et les assistants d’IA, qui privilégient les sources apportant des informations originales et vérifiables.
Exemple fictif : avant et après
Pour illustrer, prenons une agence de nettoyage professionnel inventée, à Grenoble.
Prompt de départ : « Écris un post LinkedIn sur notre entreprise de nettoyage. » Résultat : un texte sur « l’importance d’un environnement de travail propre », sans aucune information sur l’entreprise.
Prompt amélioré : « Tu es la dirigeante d’une entreprise de nettoyage de bureaux de 18 salariés à Grenoble. Rédige un post LinkedIn de 150 mots à la première personne. Sujet : nous passons au nettoyage en journée plutôt que le soir. Raisons réelles : nos agents ont des horaires moins pénibles, les clients voient qui intervient et peuvent signaler un besoin en direct. Ton : simple, sincère. Termine par une question aux responsables de bureaux. »
Le second prompt fait une soixantaine de mots, contient les quatre éléments, et donne à l’assistant des faits qu’il ne pouvait pas inventer. Le texte produit reste à relire et à ajuster, mais il parle enfin de l’entreprise.
Les prompts dans une démarche plus large
Les prompts ne sont qu’un outil. Leur intérêt dépend de la stratégie qu’ils servent : à qui parlez-vous, pour dire quoi, sur quels canaux, avec quels objectifs. Pour une vue d’ensemble des usages de l’IA dans une petite structure, voyez ma page sur l’intelligence artificielle en entreprise.
- Un bon prompt ChatGPT marketing combine rôle, tâche, contexte et format.
- Les prompts les plus efficaces font environ 21 mots en moyenne selon Google, contre moins de neuf spontanément.
- Préparez une fiche de contexte réutilisable : entreprise, cible, différences, ton, exemples.
- Procédez par étapes, demandez des variantes, faites critiquer, et vérifiez chaque fait.
- Aucune donnée personnelle de client dans un assistant grand public.
Questions fréquentes sur les prompts ChatGPT pour le marketing
Qu’est-ce qu’un bon prompt pour le marketing ?
C’est une demande qui précise le rôle de l’assistant, la tâche à réaliser, le contexte de l’entreprise et de sa cible, et le format attendu. Plus ces éléments sont concrets, plus le résultat est utile et spécifique.
Quelle longueur doit faire un prompt ?
Le guide de Google pour Gemini indique que les prompts les plus efficaces font environ 21 mots en moyenne. Pour des tâches complexes, un prompt plus long avec un contexte détaillé donne souvent de meilleurs résultats.
Peut-on utiliser des modèles de prompts tout faits ?
Oui, comme point de départ. Leur efficacité dépend des informations réelles que vous y ajoutez : cible, offre, faits, exemples. Un modèle laissé vague produit un contenu générique.
Peut-on mettre des données clients dans ChatGPT ?
Il faut l’éviter dans un assistant grand public. Utilisez des données anonymisées, ou des outils professionnels encadrés par un contrat qui précise l’usage et la protection des données.
Un contenu écrit avec ChatGPT peut-il bien se référencer ?
Oui, s’il apporte une vraie valeur : informations précises, exemples, expertise, faits vérifiés. Un contenu générique produit sans relecture a peu de chances d’être bien classé ou repris par les assistants d’IA.
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