Alexandre Montenon · digital depuis 2011

Alexandre Montenon. Consultant marketing digital freelance.

Je travaille dans le digital depuis 2011, sans séparer artificiellement les sujets. SEO, GEO, communication et acquisition se croisent souvent dans une même mission. Mon rôle consiste à comprendre le contexte, poser les priorités et faire avancer les bons chantiers.

Depuis 2011 dans le digital +150 clients accompagnés SEO · GEO · Communication · Acquisition
Votre interlocuteur

Alexandre Montenon. Consultant marketing digital freelance.

J’aide les entreprises à transformer des sujets marketing dispersés en priorités claires et actionnables.

Alexandre Montenon, consultant marketing digital freelance
Bon. On reprend depuis le début.

« Alexandre, comment es-tu devenu consultant marketing digital freelance ? »

Au départ, il y avait surtout des fers à lisser.

« Depuis tout petit, tu rêvais de travailler dans le marketing digital ? »

Absolument pas.

Sur le papier, mon parcours peut aujourd'hui sembler assez logique. Rédaction web. SEO. Stratégie éditoriale. Acquisition. Marketing digital. Visibilité dans les IA. On pourrait presque croire que j'avais prévu le coup.

En vrai, au début des années 2010, je travaille chez Unilever. Mon quotidien, c'est la grande distribution. Les supermarchés. Les produits du groupe. Les concurrents. Et un jour, sur le parking d'un Intermarché, un commercial d'une marque concurrente décide plus ou moins qu'il aimerait régler notre désaccord autrement qu'avec des mots.

Je rentre chez moi. Je repense à la scène. Et une question commence sérieusement à me travailler : est-ce que j'ai vraiment envie de faire encore ça dans vingt ans ?

La réponse est assez rapide. Non.

Là intervient Jérôme, mon colocataire de l'époque. Jérôme possède un site e-commerce spécialisé dans les fers à lisser. Oui. Les fers à lisser. Mon entrée dans le marketing digital manque légèrement de licornes et de garages californiens.

Il a besoin de descriptions produits. Il me propose d'en écrire quelques-unes. J'accepte. Et, contre toute attente, je m'éclate.

Mes premiers pas dans la rédaction web commencent comme ça. En parallèle de mon travail salarié, sans grand plan de carrière et encore moins avec l'idée de devenir un jour consultant marketing digital freelance.

« D'accord pour les fers à lisser. Mais comment le SEO est arrivé là-dedans ? »

Par nécessité. Ce qui est probablement la meilleure manière d'apprendre un métier.

Quand je commence à développer ma propre activité, il y a un petit problème : personne ne me connaît.

Je peux avoir le plus beau site du monde et écrire « Alexandre est très sympathique, donnez-lui du travail » en lettres de trois mètres, si personne ne tombe dessus, ça ne sert pas à grand-chose.

Je commence donc à apprendre le référencement naturel pour une raison très terre à terre : j'ai besoin que mon propre site soit trouvé par des clients.

Et ça change ma façon de regarder l'écriture. Un texte n'est plus seulement une suite de phrases bien tournées. Je commence à regarder ce que les gens recherchent, comment Google comprend une page, comment les contenus s'organisent et pourquoi certaines pages apparaissent là où d'autres restent complètement invisibles.

Quelques années plus tard, dans une interview, je résumais assez bien ce qui m'intéressait le plus : observer les résultats et comprendre pourquoi une page progressait davantage qu'une autre.

C'est toujours vrai. J'aime écrire. Mais j'aime encore plus comprendre ce que le contenu produit réellement.

« Pourquoi tu ne te présentes plus simplement comme rédacteur web SEO ? »

Parce qu'au bout d'un moment, ça ne correspondait plus vraiment à ce que je faisais.

Au début, on me commande un contenu. Je produis le contenu. Jusque-là, tout va bien.

Puis je commence à poser des questions.

Pourquoi cette page ? Pourquoi ce mot-clé ? Où arrive l'internaute après ? Qu'est-ce qu'on veut qu'il fasse ? Comment saura-t-on si ça fonctionne ? Pourquoi le commercial me dit que les leads sont mauvais alors que le tableau Analytics est tout vert ?

Ah. Là, on a déjà largement dépassé la simple rédaction.

Un consultant marketing digital freelance aide une entreprise à relier sa visibilité, ses contenus, son acquisition et sa conversion à des objectifs concrets. Mon travail consiste donc moins à défendre un canal qu'à comprendre où se trouve le problème et quel levier mérite d'être travaillé.

Parfois, la réponse est SEO. Parfois, il faut retravailler l'offre. Parfois, lancer de l'acquisition. Parfois, arrêter de regarder le trafic et commencer enfin à mesurer ce qui se passe entre la visite et la demande de devis.

C'est ce chemin-là qui m'a progressivement fait passer de rédacteur web à content manager, puis à une approche beaucoup plus large du marketing digital.

Je n'ai pas abandonné la rédaction. J'ai simplement arrêté de considérer le texte comme le début et la fin du problème.

« Pourquoi Lyon prend autant de place dans ton parcours aujourd'hui ? »

Parce que je ne suis pas né entre Bellecour et les pentes de la Croix-Rousse.

J'arrive à Lyon en 2017, après plusieurs années en Auvergne. À ce moment-là, je travaille déjà dans le digital. L'activité existe. Les clients aussi.

Mon objectif en arrivant est notamment de développer davantage mon réseau et mon acquisition locale.

Et puis Lyon s'est installé un peu partout dans ma vie professionnelle. Les clients. Les rencontres. Les écoles. Les projets. Les recommandations.

Aujourd'hui, j'accompagne évidemment des entreprises partout en France. Une visioconférence ne devient pas moins efficace parce qu'un client habite à Bordeaux.

Mais quand je parle de mon implantation professionnelle, je préfère dire clairement que je suis consultant marketing digital freelance à Lyon plutôt que d'essayer d'être artificiellement « local » dans quinze villes différentes.

Lyon, ce n'est pas une page SEO géographique que j'ai ajoutée après coup. C'est simplement là que mon activité s'est développée pendant une grosse partie de mon parcours.

« Tu es passé de freelance à agence. Tu avais prévu ça depuis le début ? »

Pas vraiment.

C'est même plutôt l'inverse. RCWEB s'est transformé en agence parce qu'à un moment, je n'avais plus assez de bras.

Les missions augmentent. Je commence à travailler avec d'autres rédactrices web. Et mon quotidien change.

Je rédige moins. Je prépare davantage de briefs. Je relis. J'optimise. Je réponds aux clients. Je développe le référencement du site. Je réfléchis aux projets suivants.

À partir du moment où plusieurs personnes interviennent sur un même dispositif, on ne peut plus réfléchir uniquement à la qualité d'un texte. Il faut penser cohérence, objectifs, organisation et résultat final.

C'est probablement là que j'ai appris une bonne partie de ce qui me sert aujourd'hui quand une entreprise me dit : « On a déjà un développeur, une personne à la communication, un commercial et une agence. Tu te places où ? »

Ma réponse est simple : là où je peux être utile.

Je n'ai pas besoin que tout le monde disparaisse pour justifier ma présence. Au contraire. Une grosse partie du travail consiste souvent à relier ce que plusieurs personnes font déjà.

J'ai commencé en rédigeant des fiches produits. Aujourd'hui, ce qui m'intéresse, c'est tout ce qui se passe entre « personne ne vous connaît » et « ce prospect veut travailler avec vous ».

« Pourquoi tu continues à enseigner alors que tu es déjà consultant ? »

Parce que ça m'oblige à ne pas me cacher derrière le jargon.

J'enseigne notamment à l'ISCOM, Sup de Pub et l'ISG à Lyon. J'y parle rédaction, stratégie éditoriale, SEO et sujets liés à la visibilité.

Et il y a un truc très pratique avec une salle d'étudiants : quand votre explication est incompréhensible, ça se voit tout de suite.

Vous avez vingt visages devant vous. Vous commencez votre grande démonstration sur les intentions de recherche, la cannibalisation ou la structure éditoriale.

Et soudain, plus personne ne cligne des yeux.

Bon. Il va peut-être falloir reprendre autrement.

Cette habitude me suit avec les clients. Si je termine un audit avec quarante recommandations et que personne ne sait quoi faire lundi matin, j'ai raté une partie du travail.

Expliquer fait partie de la prestation. Une recommandation utile doit pouvoir être comprise, hiérarchisée puis appliquée par les personnes qui auront réellement à la mettre en oeuvre.

C'est aussi pour ça que je peux passer d'une discussion technique avec un développeur à une discussion beaucoup plus simple avec un dirigeant : « Très bien. Concrètement, qu'est-ce que ça change pour mon business ? »

Et c'est une excellente question.

« Maintenant, tu travailles aussi sur la visibilité dans ChatGPT. Tu as encore changé de métier ? »

Non. C'est justement ça qui est amusant.

J'ai commencé mon parcours en essayant de comprendre comment une page pouvait être trouvée.

Quinze ans plus tard, je continue à me poser pratiquement la même question. Sauf qu'entre-temps, les endroits où l'on peut être trouvé se sont multipliés.

Google est toujours là. Mais les utilisateurs peuvent aussi poser directement leurs questions à ChatGPT, Perplexity ou Gemini.

Et ça crée une question que je trouve passionnante : pourquoi une IA cite-t-elle une entreprise, une marque ou une source plutôt qu'une autre ?

OpenAI indique par exemple qu'un site web public peut apparaître dans la recherche ChatGPT. Pour que son contenu puisse être découvert et intégré aux résumés ou extraits, le site ne doit notamment pas bloquer OAI-SearchBot.

Source : OpenAI : recommandations destinées aux éditeurs pour la recherche ChatGPT

Mais autoriser un robot, évidemment, ne suffit pas. Sinon ce serait beaucoup trop facile.

Il faut aussi travailler ce que la marque dit, la manière dont elle structure son expertise, les preuves qu'elle apporte et ce que d'autres sources disent d'elle.

C'est notamment ce qui m'a amené à créer Kontenu avec Morgane Plantrou. Moi, je travaille sur les contenus, le SEO et la visibilité IA. Morgane vient des relations presse et travaille la crédibilité externe, les médias et les prises de parole.

En clair : je peux écrire sur mon propre site que je suis formidable. C'est gentil. Ma mère sera probablement d'accord.

Mais lorsqu'une expertise existe aussi dans des sources tierces crédibles, elle devient plus facile à vérifier, à contextualiser et potentiellement à reprendre.

C'est cette articulation entre contenu, SEO, réputation et visibilité générative qui m'intéresse aujourd'hui.

« Après plus de 150 clients, tu sais tout de suite ce qu'il faut faire ? »

Non. Et heureusement.

Plus de 150 clients accompagnés, des indépendants, des PME, des grands comptes, des sujets très différents... Tout ça donne de l'expérience.

Mais l'expérience ne me permet pas de lire l'avenir dans Google Analytics en posant deux doigts sur l'écran.

Elle me permet surtout de savoir plus vite où regarder.

Quand quelqu'un me dit : « Mon SEO ne marche plus », je sais qu'il faut résister à la tentation de répondre immédiatement « il faut refaire les contenus ».

Quand on me dit : « On veut plus de trafic », ma première question est généralement : « Pour en faire quoi ? »

Et quand quelqu'un demande : « Est-ce qu'on doit faire de la pub, du SEO, du contenu ou travailler notre visibilité dans les IA ? », ma réponse préférée reste : « Ça dépend. Montrez-moi ce qui se passe. »

Ce n'est pas très vendeur sur une bannière LinkedIn. J'en conviens.

Mais c'est la réalité.

Mon travail de consultant marketing digital freelance consiste d'abord à comprendre le problème réel, à regarder les données disponibles et à hiérarchiser les leviers. Pas à vendre systématiquement celui que j'avais décidé d'utiliser avant même notre premier échange.

C'est probablement la chose qui a le moins changé depuis mes premières fiches produits.

Je regarde. J'essaie de comprendre. Je teste. Je mesure. Et lorsque les résultats racontent autre chose que ce que j'avais imaginé, je préfère changer d'avis plutôt que d'essayer de convaincre Excel que j'avais raison.

Je n'avais pas prévu de devenir consultant marketing digital. Mais j'ai toujours voulu comprendre pourquoi certaines actions fonctionnent et d'autres non.

Rédaction, SEO, stratégie éditoriale, acquisition, conversion ou visibilité IA : les outils ont changé et mon périmètre s'est élargi. Le réflexe, lui, est resté assez simple : comprendre le problème avant de choisir la solution.