Cas client Kippy · Analyse du 15 septembre 2026

Kippy perd 65 % de son trafic organique. J’ai cherché pourquoi.

Du 13 juin au 5 août 2026, Kippy génère en moyenne 304 clics organiques par jour. Du 11 au 21 août, il n’en reste plus que 37. Puis le trafic repart. Entre le 23 août et le 12 septembre, la moyenne remonte à 106 clics par jour. C’est mieux, évidemment. Mais cela reste 65 % sous le niveau d’avant. J’ai donc repris la Search Console, regardé ce qui s’était passé dans les URL, puis croisé le tout avec la visibilité de Kippy dans Google, Perplexity et ChatGPT.

304 → 106 clics/jour avant et après la rupture 6 609 → 2 369 impressions AI Overviews par jour 230 réponses IA analysées du 31 août au 14 septembre 2026
Votre interlocuteur

Alexandre Montenon. Consultant marketing digital freelance.

J’ai croisé trois mois de données Search Console avec deux semaines de suivi IA pour comprendre la chute avant de parler de solutions.

Alexandre Montenon, consultant marketing digital freelance
Les premiers indices

J'ouvre Search Console. Là, il y a un problème.

Je commence par regarder les trois derniers mois. Jusqu'au 5 août 2026, rien de franchement inquiétant : Kippy tourne autour de 304 clics organiques par jour. Puis arrive le 6 août. La courbe descend. Encore. Et encore. Entre le 11 et le 21 août, la moyenne tombe à 37 clics par jour. Là, difficile de parler d'une petite fluctuation SEO.

Diagnostic SEO Kippy dans Google Search Console avec chute du trafic organique en août 2026

Source : Google Search Console, données du 13 juin au 12 septembre 2026.

Première question : quand ?

ÇA CASSE.

304 clics par jour. Puis 37.

Le 22 août, la courbe repart. Je pourrais m'arrêter là et me dire que le problème est réglé. Sauf que non. Du 23 août au 12 septembre, Kippy remonte à 106 clics quotidiens. Autrement dit, même après la reprise, le site reste 65 % sous son niveau d'avant. Donc je continue à creuser.

01

Le trafic décroche.

Je commence par les dates. Du 13 juin au 5 août 2026 : 304 clics organiques par jour en moyenne. Du 11 au 21 août : 37. Puis, du 23 août au 12 septembre : 106. Le détail important, ce n'est pas seulement le -65 % final. C'est la forme de la courbe : une chute rapide, puis une reprise presque aussi nette à partir du 22 août. Ça ressemble beaucoup plus à un événement technique qu'à une lente érosion des positions.

02

Les AI Overviews aussi.

Ensuite, je regarde les fonctionnalités IA de Google. Et là, même scénario. Avant la rupture : 6 609 impressions AI Overviews par jour. Pendant le creux : 1 497. Après la reprise : 2 369. Soit encore 64 % de moins que le niveau d'avant. Une baisse éditoriale peut toucher certaines pages ou certaines requêtes. Quand la recherche classique et les AI Overviews tombent au même moment, je regarde d'abord ce qui a changé sur le site.

03

Les URL ont changé.

Je passe alors aux pages. Et je tombe sur deux structures qui cohabitent. Exemple très concret : l'ancienne page chat, /fr/product/kippy-cat, comptabilise 593 clics. La nouvelle, /fr/products/kippy-cat, en compte 9. Même logique ailleurs : les anciennes URL utilisent notamment /product/, les nouvelles /products/ ou /pages/. Sur les 1 000 premières pages de l'export Search Console, seules une dizaine utilisent cette nouvelle structure, pour 43 clics sur trois mois. Là, l'hypothèse d'une migration avec des redirections incomplètes devient sérieuse.

04

Le blog prend presque tout.

À ce stade, j'ai déjà une bonne piste technique. Mais je continue. Parce qu'un autre chiffre me fait lever un sourcil : 86 % des impressions viennent du blog. Je regarde les sujets. Rêves de chiens. Chihuahuas à donner. Le chien du film The Mask. Ça fait des impressions, oui. Mais pendant ce temps, des requêtes beaucoup plus proches de l'achat, comme « gps per cani » ou « gps para gatos », restent autour du bas de la page 1 ou en page 2. Le site avait donc du trafic avant la chute. La question suivante devient : est-ce que c'était le bon trafic ?

05
Côté IA

Kippy reste troisième.

Dernier écran : Olympus. L'analyse couvre 230 réponses générées entre le 31 août et le 14 septembre 2026 sur Google, Perplexity et ChatGPT. Kippy atteint 13,7 % de part de voix. Devant : Tractive à 41,8 % et Weenect à 35,3 %. Mais le chiffre qui m'intéresse surtout est juste à côté : 5,2 % de taux de citation pour Kippy, contre 18,6 % pour les concurrents. Donc oui, Kippy est connu des moteurs IA. Être connu et être réellement utilisé comme source, ce n'est visiblement pas la même chose.

Diagnostic de visibilité IA Kippy avec baisse des impressions dans Google AI Overviews en août 2026

Source : Google Search Console, fonctionnalités IA. Moyenne quotidienne : 6 609 impressions avant la rupture, 1 497 pendant le creux et 2 369 après la reprise.

Part de voix IA de Kippy comparée à Tractive et Weenect en septembre 2026

Source : Olympus, 230 réponses analysées du 31 août au 14 septembre 2026. Kippy atteint 13,7 % de part de voix.

À ce stade

Je pensais chercher une chute de trafic. J'en trouve trois sujets.

Le premier est technique : une rupture brutale autour du 6 août et deux structures d'URL qui cohabitent. Le deuxième était déjà là avant : une grande partie de la visibilité vient de contenus très éloignés des requêtes qui vendent. Et le troisième apparaît quand je regarde les moteurs IA : Kippy est mentionné, mais encore peu cité comme source. Autrement dit, corriger les redirections 301 ne suffira pas à régler tout le dossier. Il faut maintenant séparer les problèmes, vérifier les hypothèses et décider dans quel ordre les traiter.

Bon. Maintenant, je cherche pourquoi.

Une chute de 65 %, c'est un constat. Pas encore un diagnostic.

À ce stade, je pourrais écrire : « migration ratée ». Ce serait tentant. Et beaucoup trop rapide. Une ancienne URL à 593 clics et sa remplaçante à 9, c'est un indice sérieux. Mais un diagnostic, ce n'est pas choisir l'explication qui ressemble le plus à la courbe. C'est essayer de la faire tenir face à toutes les données.

Étape active
Je recoupe

Les indices qui coïncident

Une courbe ne me dit pas pourquoi elle chute. Je vais donc regarder ce qui a changé autour d'elle.

Je teste l'hypothèse technique

Je retrouve deux structures d'URL. /fr/product/kippy-cat affiche 593 clics. /fr/products/kippy-cat : 9 clics. Tiens. Je contrôle alors les anciennes et nouvelles URL, les redirections permanentes, les sitemaps, l'indexation, les balises hreflang et les gabarits. Google recommande justement, lors d'une migration avec changement d'URL, de mapper chaque ancienne adresse vers sa nouvelle destination, puis d'utiliser des redirections permanentes côté serveur comme les 301 ou 308. Mais je ne m'arrête pas là. La position moyenne est de 19 sur ordinateur contre 6,7 sur mobile. Et le blog concentre 86 % des impressions. Le dossier technique commence donc à croiser un sujet de qualité du trafic.

Source technique : Google Search Central : migrations de sites avec changement d'URL

URLs Redirections 301 Indexation Intentions
Étape 2 Je teste l'hypothèse
Étape active
Je hiérarchise

Ce qui bloque vraiment

Une fois les causes séparées, je peux enfin décider ce qu'il faut traiter maintenant et ce qui peut attendre.

Je passe du diagnostic au plan

J'ajoute alors les données IA. Entre le 31 août et le 14 septembre 2026, le suivi Olympus porte sur 230 réponses, 968 sources et 6 concurrents sur Google, Perplexity et ChatGPT. Je regarde la part de voix, le taux de mention, le taux de citation, puis les sujets sur lesquels Kippy disparaît. Exemple : 5,2 % de taux de citation contre 18,6 % pour les concurrents. Et seulement 3 % de présence sur les GPS pour chats. Là, je peux enfin ranger les problèmes dans le bon ordre : technique d'abord, requêtes commerciales ensuite, discours des IA en parallèle.

Part de voix Taux de citation Sujets faibles Priorités
Étape 3 Je construis le plan
Part de voix de Kippy par moteur IA sur Google, Perplexity et ChatGPT en septembre 2026

Même marque, mêmes deux semaines, mais trois résultats très différents : environ 43 % de part de voix sur Google, 26 % sur Perplexity et 12 % sur ChatGPT. C'est précisément pour cela que je ne résume pas la visibilité IA à un seul chiffre.

Un diagnostic SEO + IA croisé consiste à analyser sur une même période la performance organique d'un site et la place de sa marque dans les moteurs de réponse. Le but est de séparer ce qui relève d'un incident technique, d'un problème d'intention de recherche ou d'un déficit de mention et de citation, avant de décider quoi corriger en premier.

Voir les questions que je me suis posées
Le diagnostic Kippy vu du terrain

« Alexandre, comment tu sais ce qui a vraiment cassé ? »

Ça commence par une courbe.

« On a perdu 65 % du trafic. Tu sais pourquoi ? »

Quand je regarde Kippy pour la première fois, le chiffre saute évidemment aux yeux. 304 clics organiques par jour avant la rupture. 106 après. J'aimerais beaucoup ouvrir Search Console, pointer une ligne du doigt et répondre : « Voilà. C'est ça. » Ce serait pratique. Sauf qu'un diagnostic SEO fonctionne rarement comme un épisode de série policière de 42 minutes. La courbe me dit quand quelque chose a changé. Elle ne me dit pas encore pourquoi. Alors je remonte. Les dates. Les URL. Les appareils. Les pays. Les requêtes. Puis les moteurs IA. Et seulement après, je commence à parler de cause.

« Donc c'est la migration qui a fait chuter le trafic ? »

C'est mon hypothèse principale. Pas encore un verdict. Et la nuance compte.

J'ai d'abord la forme de la courbe. Du 13 juin au 5 août 2026, Kippy génère en moyenne 304 clics organiques par jour. Du 11 au 21 août : 37. Puis le 22 août, la courbe repart. Entre le 23 août et le 12 septembre : 106 clics par jour. Une chute rapide, suivie d'une reprise rapide, me fait chercher un événement technique beaucoup plus volontiers qu'une lente dégradation éditoriale.

Ensuite, je regarde les URL. Et là, je trouve une ancienne page : /fr/product/kippy-cat. Elle totalise 593 clics dans les données étudiées. Sa nouvelle version, /fr/products/kippy-cat : 9 clics. Même produit. Nouvelle structure. Historique radicalement différent.

Google recommande précisément, lors d'une migration avec changement d'URL, de construire un mappage entre anciennes et nouvelles pages, puis de rediriger les anciennes URL vers leur nouvel équivalent. Il recommande aussi de mettre à jour les URL canoniques, les sitemaps et les annotations hreflang lorsque le site est multilingue.

Source : Google Search Central : migrations de sites avec changement d'URL

Donc oui : la migration est aujourd'hui l'explication technique la plus probable. Mais pour la confirmer, je veux encore crawler les anciennes URL, contrôler leurs codes HTTP et leurs destinations, regarder l'indexation et rapprocher le 22 août de l'historique réel des déploiements. Sinon, je transforme un faisceau d'indices en certitude. Et ce n'est pas la même chose.

« Pourquoi tu ne regardes pas juste la position moyenne ? »

Parce que la position moyenne adore donner l'impression qu'un problème compliqué tient dans une seule colonne. Malheureusement, elle n'a pas ce pouvoir.

Chez Kippy, j'ai pourtant un chiffre qui mérite clairement d'être creusé : position moyenne 19 sur ordinateur, contre 6,7 sur mobile. C'est un écart suffisamment important pour aller vérifier le rendu desktop, les gabarits, les pages concernées et la composition des requêtes. Mais je ne peux pas conclure simplement : « le desktop est cassé ».

Google recommande justement, lorsqu'un trafic chute, de comparer les périodes puis de segmenter les données par pages, requêtes, pays, appareils et apparence dans les résultats. L'idée est de découvrir si la baisse touche tout le site ou seulement une partie identifiable.

Source : Google Search Central : méthode pour analyser une baisse de trafic organique

Pour moi, une position moyenne est donc un signal d'enquête. Pas une explication prête à l'emploi. Je préfère une question plus précise : quelles pages, sur quelles requêtes, dans quels pays et sur quels appareils ont réellement perdu leurs impressions et leurs clics ?

« Et les 1 000 premières requêtes, ça suffit ? »

Non. Et c'est précisément pour ça que je le précise dans le diagnostic.

Les exports standards de Search Console sont tronqués à 1 000 lignes d'exemples représentatifs. Pour un petit site, cela peut couvrir presque tout. Pour un site international, avec cinq langues, beaucoup de contenus et plusieurs types de pages, ce n'est pas forcément l'ensemble de la longue traîne.

Google précise cependant que les totaux affichés dans le rapport ne sont pas eux-mêmes limités à ces 1 000 lignes. C'est une distinction importante : le total peut être complet, alors que le détail exporté ne l'est pas.

Source : Google Search Console : limite des exports de données

Dans ce cas client, je peux donc dire que les requêtes de marque représentent environ la moitié des clics observés dans les 1 000 premières requêtes. Je ne peux pas transformer ce chiffre en « exactement 50 % de tout le trafic du site ». Même chose pour les pages. Une bonne analyse commence aussi par savoir ce que son jeu de données ne montre pas.

« 86 % des impressions viennent du blog. C'est mauvais ? »

Pas automatiquement. Un blog qui génère énormément de visibilité, je ne vais pas lui envoyer une lettre de licenciement parce qu'il fait trop bien son travail.

Ce qui m'intéresse, c'est pourquoi les visiteurs arrivent et ce qu'ils peuvent faire ensuite.

Chez Kippy, certains articles très visibles parlent des rêves de chiens, du chien du film The Mask ou de chihuahuas à donner. Ce sont de vrais sujets de recherche. Mais quelqu'un qui veut comprendre son rêve de chien n'est pas forcément en train de comparer deux traceurs GPS avec sa carte bancaire à la main.

Pendant ce temps, des requêtes plus commerciales comme « gps per cani » ou « gps para gatos » se trouvent encore en bas de première page ou en deuxième page. C'est là que le chiffre de 86 % devient intéressant. Pas parce que le blog est « mauvais », mais parce que la majorité de la visibilité se concentre loin des pages les plus proches de l'achat.

Google fait d'ailleurs une distinction utile entre ses outils : Search Console est la référence pour analyser la performance dans Google Search, tandis que Google Analytics permet ensuite de regarder ce que les visiteurs font sur le site, jusqu'à l'engagement et aux conversions.

Source : Google Search Central : combiner Search Console et Google Analytics

Donc ma réponse est : beaucoup de trafic éditorial n'est pas un problème en soi. Il devient fragile quand il n'alimente presque pas les intentions commerciales dont dépend réellement l'entreprise.

Une chute de trafic peut être technique. Ce qu'elle révèle derrière peut être beaucoup plus ancien.

« Pourquoi tu regardes les IA dans un diagnostic SEO ? »

Parce que, dans ce cas précis, elles me donnent un deuxième angle sur la même marque. Et depuis le 31 août 2026, Google fournit justement un rapport Search Console consacré aux performances dans ses fonctionnalités d'IA générative.

Ce rapport mesure actuellement les impressions obtenues dans AI Overviews et AI Mode, avec des dimensions comme les pages, les appareils ou les pays. Google indique que ces insights sont déployés mondialement depuis le 31 août 2026.

Source : Google Search Console : rapport sur les performances dans l'IA générative

Et chez Kippy, la comparaison est assez parlante. Avant la rupture : 6 609 impressions IA par jour. Pendant le creux : 1 497. Après la reprise : 2 369. Soit encore 64 % de moins qu'avant.

Puis j'ajoute Olympus, qui répond à une autre question. Search Console me montre la visibilité du site dans les fonctionnalités IA de Google. Olympus suit ici 230 réponses sur Google, Perplexity et ChatGPT entre le 31 août et le 14 septembre 2026. Ce n'est pas la même mesure. Et justement, je ne veux pas les confondre.

Évolution du taux de citation IA de Kippy entre le 31 août et le 14 septembre 2026

Suivi Olympus du 31 août au 14 septembre 2026. Le taux de citation moyen de Kippy est de 5,2 %, contre 18,6 % pour les concurrents suivis.

« 5,2 % de taux de citation, ça raconte quoi ? »

D'abord, que « être mentionné » et « être cité comme source » ne sont pas la même chose.

Dans le suivi Olympus, Kippy obtient 29,9 % de taux de mention mais seulement 5,2 % de taux de citation. La moyenne concurrente est respectivement de 37,8 % et 18,6 %.

Autrement dit, les moteurs connaissent Kippy. Ils utilisent beaucoup moins souvent ses contenus comme source. Et quand je descends au niveau des sujets, l'écart devient encore plus concret.

Heatmap comparant la visibilité IA de Kippy, Tractive et Weenect par sujet en septembre 2026

Sur le sujet des GPS pour chats, Kippy apparaît dans 2,6 % des réponses de la heatmap, arrondi à environ 3 % dans le rapport. Tractive atteint 79,5 % et Weenect 76,9 %.

Voilà le passage qui m'intéresse. Kippy vend un traceur spécifiquement destiné aux chats. Pourtant, sur le sujet « GPS pour chats », la marque est presque absente des réponses suivies. À l'inverse, sur le suivi de santé et d'activité, elle apparaît dans 60 % des réponses. Il y a donc déjà un territoire sur lequel les moteurs l'associent naturellement à quelque chose de distinctif.

Puis je regarde non plus combien de fois Kippy apparaît, mais ce que les IA racontent à son sujet. Et là, un autre chiffre ressort immédiatement : le coût de l'abonnement apparaît dans 44 % des mentions négatives de Kippy, contre 13 % chez les concurrents.

Mentions négatives associées à Kippy dans les réponses IA en septembre 2026

Le coût de l'abonnement arrive en tête. La précision du suivi atteint également 20 % des mentions négatives contre 2 % chez les concurrents, et la couverture réseau 19 % contre 1 %.

Ça change beaucoup la façon de travailler le contenu. Je ne cherche plus seulement à obtenir davantage de mentions. Je cherche aussi quelles informations précises la marque doit publier pour que les réponses deviennent plus factuelles et moins ambiguës.

« Très bien. Et tu corriges quoi en premier ? »

Le truc le moins glamour. La technique. Je sais, c'est moins séduisant qu'un grand plan éditorial avec douze nouveaux contenus et des flèches partout. Mais si les anciennes URL transmettent mal leur historique aux nouvelles, je préfère commencer là.

Pendant les semaines 1 à 4, la priorité proposée est donc : crawler les anciennes URL, créer ou corriger les redirections 301, vérifier les six versions linguistiques it, fr, fr-ch, en, de et es, contrôler les hreflang, soumettre les nouveaux sitemaps et suivre l'indexation.

Google recommande bien de signaler explicitement les variantes linguistiques ou régionales d'une même page, notamment avec hreflang, afin d'aider la recherche à proposer la bonne version aux bons utilisateurs.

Source : Google Search Central : versions linguistiques et régionales avec hreflang

Je veux aussi vérifier les données structurées Product et Offer. Pourquoi ? Parce que dans les données Kippy, les extraits enrichis produit affichent un CTR de 3,8 % et les fiches marchand un CTR de 16,6 %. Ce sont justement les formats que je n'ai aucune envie de casser pendant une migration.

Google indique que le balisage Product peut rendre une page éligible aux expériences de fiches marchand, dans lesquelles peuvent apparaître le prix, la disponibilité, la livraison ou les retours. Après modification des gabarits, sa documentation recommande aussi de surveiller les rapports correspondants dans Search Console.

Source : Google Search Central : données structurées Product et Offer pour les fiches marchand

Ensuite seulement, je passe à la reconquête. Mois 2 et 3 : travailler les requêtes GPS pour chien, GPS pour chat, le coût réel et la question de l'abonnement. Puis en parallèle, sur les mois 2 à 6, travailler la façon dont les moteurs IA décrivent Kippy.

Pages du site Kippy les plus citées dans les réponses IA en septembre 2026

Parmi les contenus Kippy déjà repris comme sources, on retrouve la page À propos, des pages produit, les tarifs et même une notice PDF. C'est un point de départ utile pour décider quels contenus renforcer ou transformer.

L'ordre compte. Je ne veux pas demander à de nouveaux contenus de compenser une migration technique qui n'est pas encore stabilisée. En revanche, je n'attends pas six mois pour commencer à préparer ce qui viendra juste après.

Je ne cherche pas une cause spectaculaire. Je cherche une explication qui tient face aux données.

Chez Kippy, le dossier commence par une probable rupture technique. Puis il révèle un trafic éditorial très dominant, des requêtes commerciales encore trop basses et une marque connue des IA, mais rarement utilisée comme source. C'est pour ça que le plan ne comporte pas une action miracle, mais trois chantiers dans un ordre précis.