Cas client · Stratégie de contenu SEO

Contenu SEO pour Oria Nature.

Publier des articles ne suffit pas. Encore faut-il savoir lesquels écrire, comment les regrouper et vers quelles pages les faire travailler. Pour Oria Nature, j’ai construit une stratégie de contenu autour de silos thématiques, d’articles de blog ciblés et d’un maillage interne pensé pour faire progresser l’ensemble du site.

SEO éditorial orienté intentions de recherche Silos thématiques structurés Articles de blog · Maillage interne
Le client

Oria Nature. Solutions BIO et naturelles pour l’équilibre féminin.

La marque développe des produits BIO et naturels dédiés aux problématiques féminines, du cycle menstruel à l’acné. Mon travail : structurer des silos SEO et un ensemble d’articles capables de couvrir ces recherches sans disperser le site.

Capture d’écran du site Oria Nature, solutions BIO et naturelles pour l’équilibre féminin
Cas client · Oria Nature

« Alexandre, comment tu as construit la stratégie de contenu SEO d'Oria Nature ? »

Au départ.

« Règles douloureuses, endométriose, SPM, acné, digestion... tu commences par quoi ? »

Quand je regarde le site d'Oria Nature pour préparer la stratégie de contenu, je comprends assez vite le problème. La marque parle d'équilibre féminin, de règles douloureuses, d'endométriose, de SPM, mais aussi d'acné, de peau et de digestion. Sur le fond, tout cela se tient. Côté SEO, ça peut vite partir dans tous les sens.

Je commence donc à poser les sujets. Règles douloureuses. SPM. Endométriose. Ballonnements. Acné hormonale. Digestion. Cycle menstruel. La liste s'allonge. Et là, la tentation classique serait de transformer chaque idée en article. Un mot-clé, une ligne dans le calendrier, une publication. Hop.

Sauf que non. Parce qu'à ce rythme-là, je peux fabriquer un très joli tableau et un blog complètement illisible six mois plus tard. Mon premier travail n'a donc pas été de chercher combien d'articles publier. J'ai cherché à comprendre quels sujets devaient vivre ensemble.

Pourquoi tu n'as pas simplement fait une liste de mots-clés ?

Parce qu'une liste de mots-clés, j'en obtiens une très vite. Une stratégie, c'est autre chose.

Je prends par exemple l'univers règles douloureuses, endométriose, adénomyose et SPM d'Oria Nature . En quelques recherches, je peux trouver des dizaines de formulations : douleurs menstruelles, crampes pendant les règles, syndrome prémenstruel, ventre gonflé avant les règles, fatigue pendant le cycle... Sur mon écran, tout cela ressemble à une belle réserve d'idées.

Puis je me pose la question qui fâche : est-ce que j'ai vraiment besoin d'une page différente pour chaque formulation ? Souvent, la réponse est non. Certaines requêtes racontent la même intention sous des mots différents. D'autres ouvrent au contraire un vrai sous-sujet.

C'est là que commence le travail de silotage. Je ne demande plus seulement « quels mots-clés sont recherchés ? ». Je cherche quelle page doit répondre à quelle question, puis comment toutes ces pages vont fonctionner ensemble.

Donc ton silo SEO, c'est juste une catégorie de blog bien rangée ?

J'aimerais bien. Ce serait nettement plus rapide.

Une catégorie peut ranger les articles. Mais elle ne décide pas de la hiérarchie des sujets, de la page qui doit devenir centrale, ni du parcours que je veux créer entre deux contenus.

Pour Oria Nature, je raisonne plutôt comme ça : une internaute arrive avec une question. Elle cherche par exemple à comprendre pourquoi ses règles sont douloureuses. Elle lit un premier contenu. Dans ce contenu, une autre question devient logique : est-ce lié au SPM ? Quels symptômes doivent alerter ? Quelle différence avec l'endométriose ? Je commence déjà à voir un parcours éditorial.

Ensuite seulement, je regarde comment ce parcours se rattache aux pages importantes du site. Google explique d'ailleurs, dans sa documentation consacrée aux boutiques en ligne, qu'il utilise les liens entre les pages pour comprendre la structure d'un site e-commerce .

Autrement dit, le blog ne devait surtout pas devenir une annexe posée à côté de la boutique. Il devait travailler avec elle.

Et quand tu tombes sur un sujet comme l'endométriose, tu écris comme pour n'importe quel article SEO ?

Non. Là, je change clairement de niveau de vigilance.

Derrière une recherche sur l'endométriose, je n'ai pas simplement quelqu'un qui compare deux produits. Je peux avoir une femme qui cherche à comprendre ses douleurs, qui s'interroge sur des symptômes ou qui essaie de mettre un mot sur ce qu'elle vit depuis des mois.

Et ce n'est pas un petit sujet. Selon l'Assurance Maladie, l'endométriose concernerait environ une femme en âge de procréer sur dix .

À ce moment-là, mon fichier de mots-clés passe franchement au second plan. Je distingue ce qui relève de l'information médicale, ce qui relève du bien-être, ce que la marque peut expliquer et ce qu'elle ne doit surtout pas présenter comme une certitude médicale.

Google accorde lui aussi une attention particulière aux sujets susceptibles d'affecter la santé, dans ce qu'il désigne comme les sujets YMYL. Sa documentation sur la création de contenus utiles et fiables insiste notamment sur la confiance pour ce type de contenu.

Donc oui, je veux positionner la page. Mais pas au prix de la précision et de la crédibilité.

Tu n'avais pas peur que tous ces sujets finissent par se marcher dessus ?

Si. C'était même l'un des premiers risques que je voulais éviter.

Je prends un exemple tout bête. Je trouve : « règles douloureuses », « douleurs pendant les règles », « fortes douleurs menstruelles ». Trois formulations. Trois volumes. Trois lignes dans un outil SEO. Ah. Est-ce que ça me fait trois articles ?

Pas forcément. Je vais voir les résultats de recherche. Je regarde les pages qui ressortent, la manière dont Google traite les requêtes, les angles proposés et surtout le niveau de recouvrement. Si les résultats se ressemblent énormément, je commence à soupçonner une intention très proche.

Et avant de créer quoi que ce soit, je regarde l'existant. Il y a peut-être déjà un article correct. Peut-être une page de gamme. Peut-être un contenu qui se positionne déjà un peu sur le sujet. Dans ce cas, créer une nouvelle URL juste pour cocher une case dans mon tableau serait plutôt contre-productif.

Le silotage sert donc aussi à mettre des frontières entre les contenus. Chaque page doit avoir son boulot. Sinon, à force de vouloir couvrir tout le champ lexical, on finit par faire concourir ses propres pages entre elles.

Un bon silo SEO, ce n'est pas une pile d'articles sur le même thème. C'est un ensemble dans lequel chaque page sait pourquoi elle existe et vers quoi elle doit conduire.

Et comment tu choisis les articles à produire en premier ?

Je pourrais prendre la colonne « volume de recherche », trier du plus gros au plus petit et commencer par le haut. Ce serait propre. Ce serait aussi un peu trop facile.

Ce que je cherche, c'est le croisement entre la demande SEO, la légitimité d'Oria Nature et les pages que le site a intérêt à renforcer.

Le site possède par exemple une gamme dédiée aux règles douloureuses, à l'endométriose et au SPM, ainsi qu'une gamme autour de l'acné et de la digestion . Forcément, ça m'aide à comprendre quels territoires éditoriaux ont du sens pour la marque.

Ensuite, j'ajoute les données. Dans le rapport de performances de Google Search Console , je peux regarder les requêtes, les impressions, les clics et les pages qui apparaissent déjà dans Google.

Et parfois, c'est là que mon beau planning prend un petit coup. Une page que je pensais secondaire obtient déjà des impressions. Un sujet prévu pour plus tard montre un potentiel immédiat. Une autre URL ressort sur des requêtes qui ne lui correspondent pas vraiment. Très bien. Je change l'ordre.

Pour moi, un calendrier éditorial doit rester un ordre de priorité, pas une liste gravée dans le marbre.

Et les produits, tu les glisses dans tous les articles ?

Non. Sinon, autant remplacer le blog par un catalogue avec davantage de paragraphes.

Je pars toujours de la lectrice. Si elle cherche simplement à comprendre ce qu'est le SPM, elle n'attend pas forcément une fiche produit au troisième paragraphe. Elle a peut-être besoin d'une définition, d'une explication, d'un autre article ou d'une source médicale.

En revanche, si le contenu traite d'une problématique directement couverte par une gamme, le passage vers cette gamme peut devenir parfaitement naturel. La différence tient à l'endroit où se trouve la lectrice dans son parcours.

Je fais pareil pour les ancres. Pas de « cliquez ici » posé au milieu du texte. Je veux que les mots du lien expliquent réellement ce qu'il y a derrière. Google recommande justement des textes d'ancrage descriptifs et compréhensibles dans leur contexte .

Au final, je ne place pas des liens pour remplir une colonne « maillage interne ». Je construis la prochaine étape logique.

Sur des produits naturels, tu peux être plus libre dans les formulations ?

Alors là, non. Et c'est justement un point qui m'oblige à ralentir.

Quand je travaille un contenu SEO classique, je peux reformuler, chercher l'expression la plus claire, tester plusieurs angles. Ici, certains mots peuvent faire basculer une phrase de l'information vers une promesse de santé.

Pour les compléments alimentaires, la DGCCRF rappelle que leur présentation et leur publicité ne doivent pas leur attribuer des propriétés de prévention, de traitement ou de guérison d'une maladie .

Et là, mon mot-clé peut être parfait. Gros intérêt. Sujet très pertinent. Intention évidente. Ça ne veut pas dire que je peux écrire n'importe quelle réponse autour du produit.

Je sépare donc toujours la question recherchée, ce que les sources permettent d'affirmer et ce que la marque peut légitimement présenter dans son contenu commercial.

Sur Oria Nature, cette prudence éditoriale ne vient pas à la fin, avec un coup de Stabilo rouge sur trois formulations un peu trop enthousiastes. Elle fait partie de la stratégie dès le départ.

Et à la fin, comment tu sais si ta stratégie fonctionne ?

Je ne compte pas le nombre d'articles publiés. Enfin si, je sais les compter. Mais ça ne m'apprend pas grand-chose.

Je regarde d'abord si le silo commence à prendre sa place dans Google. Quelles pages obtiennent des impressions ? Sur quelles requêtes ? Est-ce la bonne URL qui ressort ? Est-ce qu'un article commence à élargir son champ de visibilité ?

Je surveille aussi les recouvrements entre les pages. Si deux contenus commencent à apparaître sur exactement les mêmes recherches, je veux le voir. Si une page produit prend la place d'un contenu informationnel, je veux le voir aussi.

Puis je regarde la circulation sur le site. Les articles conduisent-ils vers d'autres contenus utiles ? Les pages stratégiques reçoivent-elles davantage de liens internes ? Les visiteurs découvrent-ils ensuite les gammes concernées ?

Parce qu'au fond, faire progresser un article isolé, c'est bien. Faire en sorte que plusieurs contenus renforcent un même territoire SEO, c'est beaucoup plus intéressant.

Pour Oria Nature, je n'ai pas construit une liste d'articles. J'ai construit des chemins.

Règles douloureuses, endométriose, SPM, acné, digestion : chaque contenu doit savoir à quelle question il répond, avec quelles autres pages il fonctionne et vers quoi il peut naturellement conduire. C'est ce qui permet de transformer un simple calendrier éditorial en stratégie de contenu SEO.