On discute ?Ma méthode de travail, sans boîte noire
Je ne commence pas par une liste d’actions. Tout part de ce que vous voulez obtenir. Ensuite je cadre, je priorise, je produis et je mesure. Vous savez toujours ce que je fais, et pourquoi.

« Ma méthode tient en une phrase : d’abord ce qui rapporte, ensuite le reste. »
Alexandre Montenon, consultant marketing digital à Lyon depuis 2011
Quand tout est prioritaire,
rien ne l’est.
Les projets qui m’arrivent manquent rarement d’idées. Ils manquent d’un ordre. Savoir quoi faire est rarement le problème. Le faire dans le bon ordre, si.
- 01
On agit avant de cadrer.« Il nous faut du SEO. » Peut-être. Mais pour obtenir quoi, exactement ?
- 02
Les livrables s’empilent.L’audit dort dans Drive. Trois semaines plus tard, personne ne sait ce qui a été appliqué.
- 03
On se réunit, on tranche peu.Un point, puis un point sur ce qui devait être décidé au premier point.
- 04
Les chiffres ne disent pas quoi faire.Le tableau de bord est plein. Personne ne sait quelle décision en tirer.
Cadrer, avancer, ajuster.
Je n’ajoute pas de process pour avoir l’air organisé. Je cherche à éviter les semaines qui se terminent par « Bon, on en est où ? ».
- 01
Clarifier
L’objectif, le contexte, les contraintes, l’existant.
- 02
Prioriser
Impact, urgence, effort et dépendances.
- 03
Produire
Des livrables utilisables, pas des PDF décoratifs.
- 04
Mesurer
Les chiffres qui peuvent changer une décision.
- 05
Ajuster
On garde, on corrige, on accélère ou on arrête.
Ma méthode de travail transforme un objectif en priorités, les priorités en actions et les résultats en nouvelles décisions. Le cadre s’adapte à la mission, la logique reste la même.
La méthode,
appliquée chaque mois
2 pointsde pilotage par mois
Et 1 reporting mensuel qui dit ce qui progresse, ce qui bloque et ce qu’on décide ensuite.
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ou faux ?
Trois idées reçues sur la gestion de projet marketing. Cliquez, ça prend dix secondes.
« Faire du SEO, c’est un objectif. »
Faux. C’est un moyen. L’objectif, c’est plus de demandes, un nouveau marché, moins de dépendance aux Ads.
« Plus un tableau de bord a de KPI, mieux on pilote. »
Faux. Un chiffre qui ne peut changer aucune décision n’a rien à faire en haut du tableau.
« Un plan validé peut être changé en cours de route. »
Vrai. Quand les faits changent, le plan suit. C’est même tout l’intérêt de mesurer.
Concrètement, je travaille comment ?
« On a plein de choses à faire. On ne sait juste pas par quoi commencer. » Refaire le site, relancer Google Ads, publier sur LinkedIn, changer de CRM. Mon premier réflexe n’est pas d’ouvrir Trello.
01Pourquoi je commence par l’objectif
Parce qu’on peut travailler beaucoup pour aller très efficacement dans la mauvaise direction. L’objectif décide du chemin, pas l’inverse.
Un client me dit : « Il faut qu’on fasse plus de SEO. » D’accord. Mais pourquoi ?
- Pour plus de trafic ?
- Pour plus de demandes de devis ?
- Pour exister sur un nouveau marché ?
- Pour dépendre moins de Google Ads ?
Ah. Ce n’est déjà plus tout à fait la même mission.
Faire du SEO, lancer une campagne, refaire une landing page : ce sont des moyens. Le résultat attendu d’abord, le chemin ensuite.
Le Project Management Institute dit la même chose dans ses travaux sur la réussite des projets : ce qui compte, c’est la valeur produite, pas seulement le respect du planning.
02La même méthode pour tout le monde ?
Oui et non. La logique reste la même : comprendre, prioriser, produire, mesurer, décider.
Mais je n’impose pas le même fonctionnement à une PME de dix personnes et à une équipe qui a déjà un CRM, une agence média, un développeur et trois tableaux de bord.
J’ai vu des méthodes si lourdes qu’il fallait un projet à part pour gérer la méthode. Réunion de préparation, réunion de suivi, compte rendu, tableau de suivi du compte rendu.
Personnellement, ça me donne des boutons.
Mon rôle n’est pas d’ajouter de l’administration. C’est de poser juste assez de cadre pour que chacun sache ce qui compte et ce qui vient après.
03Comment je fixe les priorités
Lundi, une idée urgente. Mardi, une campagne qui coûte trop cher. Mercredi, le dirigeant veut refaire l’accueil. Jeudi, un souci de tracking. Vendredi, tout est « à faire vite ».
Bienvenue dans une semaine classique de marketing digital.
Je regarde alors quatre choses.
| Critère | La question que je pose |
|---|---|
| Impact | Qu’est-ce que ça change pour l’objectif ? |
| Urgence réelle | Que se passe-t-il si on attend un mois ? |
| Effort | Combien de temps, et pour qui ? |
| Dépendances | Qu’est-ce qui doit être réglé avant ? |
Ce qui vient d’arriver n’est pas forcément ce qui mérite de passer devant. Et quand je place une action en tête, je dois pouvoir dire pourquoi. Avec une phrase normale, pas un score sur 147.
04Les KPI qui servent vraiment
Trafic, impressions, taux de clic, positions, CPC, engagement. On peut en mettre partout. Justement, j’évite.
Devant un tableau de bord, je me pose une question bête : si ce chiffre change demain, est-ce que ça modifie une décision ?
Si la réponse est non, il n’a rien à faire en haut de la page.
Google Analytics distingue d’ailleurs les interactions ordinaires des événements clés pour l’activité. C’est cette logique que je garde : mesurer ce qui compte, pas tout ce qui est mesurable.
Je ne mesure pas pour remplir un tableau. Je mesure pour savoir quoi faire ensuite. Mon guide sur les KPI marketing détaille le tri.
05Quand le plan se plante
Ça arrive. On pourrait trouver une formule plus élégante, mais ce serait mentir.
Une campagne sous-performe. Une hypothèse SEO se révèle fausse. Un contenu fait un flop. Une landing page convertit moins que prévu.
Je ne passe pas trois semaines à défendre le document validé deux mois plus tôt. Je regarde ce que la réalité raconte.
C’est l’une des idées du Manifeste Agile : un plan est utile, tant qu’il n’empêche pas de réagir quand les faits changent.
Pas besoin de post-it et de vocabulaire certifié pour autant. Je garde l’idée : on teste, on regarde, on apprend, on change si besoin.
« Un test raté est une information utile. »
Vrai. Il dit ce qu’il ne faut plus financer. C’est souvent la donnée la plus rentable du trimestre.
06Quand un livrable est-il fini ?
Pas quand le PDF est envoyé. Ça, c’est facile.
Je peux vous livrer un audit de 92 pages avec une jolie couverture et « recommandations » en gros sur la dernière slide. Très bien. Et lundi matin, on fait quoi ?
Un livrable doit aider à comprendre, arbitrer, corriger ou agir.
- Une recommandation dit ce qui passe en premier
- Un audit débouche sur des décisions
- Un reporting sert à piloter quelque chose
Sinon, il rejoint gentiment ses cousins dans Google Drive. Et on ne se revoit plus.
07Des réunions qui décident
Je n’ai rien contre les réunions. J’ai quelque chose contre celles où l’on passe quarante-cinq minutes à se raconter ce que tout le monde sait.
En suivi, les mêmes questions reviennent chaque mois.
- Qu’est-ce qui a avancé ?
- Qu’est-ce qui bloque ?
- Que nous apprennent les résultats ?
- Qu’est-ce qu’on décide maintenant ?
Je veux éviter le fameux « Bon, on se tient au courant ». Cette phrase veut souvent dire que personne ne sait qui fait quoi.
Qui fait quoi, pour quand, et pourquoi. Moins de flou, plus de décisions. Puis on recommence, un peu mieux.
Pour voir ce que ça donne chez mes clients, direction mes réalisations. Pour me connaître un peu mieux, il y a mon parcours.
Vos questions
sur ma méthode
Une autre question ? Posez-la directement, je réponds moi-même et le jour même.
Comment se déroule le premier mois ?
Je cadre l’objectif, j’audite l’existant et je pose les priorités. Les premiers chantiers démarrent dans la foulée, pas après un rapport de 90 pages.
À quelle fréquence fait-on le point ?
Deux points de pilotage par mois et un reporting mensuel dans mes offres. Chaque point se termine par des décisions.
Quels outils utilisez-vous pour suivre les projets ?
Ceux que vous utilisez déjà, si possible. Je préfère m’adapter à votre organisation plutôt qu’ajouter un outil de plus.
Que se passe-t-il si une action ne marche pas ?
On regarde pourquoi, on corrige ou on arrête. Un plan validé peut évoluer quand les résultats racontent autre chose.
Comment choisissez-vous les KPI à suivre ?
Je garde ceux qui peuvent changer une décision. Les autres restent disponibles, mais ils ne prennent pas la place des indicateurs utiles.
Votre méthode change-t-elle selon la taille de l’entreprise ?
La logique reste la même. Le niveau de cadre, lui, s’adapte : une PME de dix personnes n’a pas besoin du même dispositif qu’une grande équipe marketing.
On en parle ?
15 minutes pour remettre vos priorités dans l’ordre. Vous repartez avec les premières pistes, même si on ne travaille pas ensemble.
